Découverte du métier d’inspecteur de santé publique vétérinaire

Interview d’un Alumni, François Boucher, trésorier du mandat 2017-2018

Le grand public a souvent l’image du vétérinaire praticien, soignant les animaux dans sa clinique. Pourtant le métier de vétérinaire est multifacette. Nous allons vous présenter le métier d’inspecteur de santé publique vétérinaire (ISPV), formation choisie par François Boucher, Trésorier de Provéto Junior Conseil pendant le mandat 2017-2018, que nous avons interrogé.

Les missions des ISPV

Les Inspecteurs de Santé Publique Vétérinaire forment un corps interministériel de fonctionnaires de l’État à vocation technique. Ils sont chargés de diriger, coordonner et piloter les politiques publiques dans le domaine de la santé publique. Leurs trois grands domaines d’action sont la santé animale, la santé humaine et la santé environnementale regroupés sous le nom « Une seule Santé » (concept One Health). Ils sont donc l’interface entre santé animale et santé humaine et ce sont les premiers acteurs en cas de crise sanitaire alimentaire ou animale. Ils ont notamment participé à la limitation de l’émergence de la peste porcine africaine à la frontière belge en 2018. 

Les ISPV travaillent principalement dans les Ministères de l’Agriculture et de l’Environnement, dans les services départementaux et régionaux mais aussi dans des laboratoires, l’Anses ou des abattoirs.

« Pourquoi as-tu choisi cette voie ? 

Au fur et à mesure de mon cursus, et notamment avec mon parcours en Junior-Entreprise, j’ai pu appréhender les différents enjeux de la santé animale. J’ai alors souhaité prendre du recul et agir à plus grande échelle pour accompagner les changements sociétaux notamment avec la modification des habitudes alimentaires des français et leur rapport à l’animal.

 Le corps des ISPV m’est apparu comme une voie royale. »

La formation des ISPV 

Les ISPV sont recrutés via deux voies principales :

  • Les vétérinaires déjà diplômés peuvent présenter le concours d’entrée à l’Ecole Nationale des Services Vétérinaires (ENSV). La formation est alors d’une seule année et comporte un certificat d’études approfondies vétérinaire (CEAV) de santé publique et un master en gestion des politiques publiques.
  • Un concours est proposé au cours du cursus vétérinaire, en fin de quatrième année. La formation est alors de 2 ans et inclut une formation en management de l’action publique qui s’ajoute à la formation d’un an. De longs stages sont prévus le deuxième semestre et la voie internationale est possible (via les ambassades). 

François a choisi la seconde option afin de s’engager dès que possible dans cette voie. Après avoir brillamment réussi le concours en fin de quatrième année, il s’est rendu à Lyon pour y poursuivre ses études.

« Où en es-tu dans ta formation ? 

Je suis actuellement en première année de formation et prépare un stage à la DGAL (Direction Générale de l’Alimentation) qui consiste en un suivi du foyer de peste porcine africaine qui évolue en Asie.

La formation s’effectue à l’Ecole Nationale des Services Vétérinaires (ENSV) située sur le campus de VetagroSup à Marcy l’Etoile mais aussi à l’IAE Business School et l’Institut d’études politiques de Lyon.

La formation te plaît ? 

Oui la formation me plaît énormément. Les cours sont très variés (droit, économie, gestion de crise, lutte contre les zoonoses …) et permettent de prendre de la hauteur suite à la formation scientifique et technique de l’ENVA. Après le langage médical on apprend un langage plus politique : c’est très complémentaire et enrichissant. »

François a été très impliqué au sein de ProVéto Junior Conseil et nous a confié avoir été enrichi par cette expérience au point d’influencer son projet professionnel :

« En quoi ton expérience en Junior-Entreprise t’a aidé dans ton parcours ? 

Mon expérience en JE a été décisive. Elle m’a permis de découvrir le monde professionnel et d’échanger avec des acteurs clés de la santé animal, ce qui m’a aidé à mûrir mon choix professionnel. 

Mon passage en JE a été apprécié lors du concours d’entrée. Avoir l’opportunité d’expérimenter la démarche qualité ou de s’entraîner à convaincre un public sont autant de compétences essentielles à mon futur métier. C’est un réel atout d’avoir pu commencer à les acquérir dès l’école vétérinaire. » 

Riche de son expérience en Junior-Entreprise, François a donc choisi de s’engager dans une voie peu connue du cursus vétérinaire mais indispensable au fonctionnement de la société. Nous lui souhaitons une excellente continuation, et sommes certains qu’il parviendra à s’accomplir dans cette profession !

Héloïse de Mijolla, trésorière 2019-2020

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