Un portrait d’Alumni original : Ludovic Plaisant, vétérinaire et commercial

Un portrait d’Alumni original : Ludovic Plaisant, vétérinaire et commercial

 

Vice-président puis président de ProVéto Junior Conseil, Ludovic Plaisant a su reprendre le flambeau de Marion Bossy pour mener toute l’équipe toujours plus loin. En 2015 il permet à ProVéto Junior Conseil d’intégrer la CNJE, et de passer Junior-Initiative en 2016 . Suite à son expérience il choisit d’orienter ses études vers le commerce et en 2017 pour sa cinquième année de doctorat vétérinaire, il est admis à l’ESSEC tout en continuant à se former en tant que vétérinaire praticien. Ancien de ProVéto, il est heureux de vous présenter ses choix, son expérience :

Raphaëlle Pichard :  Pourquoi avoir choisi de rejoindre ProVéto Junior Conseil ?

Ludovic Plaisant : Après deux ans de cours théoriques de classe prépa bien éloignés de la réalité d’un quelconque monde professionnel, j’avais très envie de faire quelque chose de concret avec mes mains et ma tête. J’ai découvert assez tôt qu’un étudiant vétérinaire n’acquiert de la valeur sur le marché du travail qu’a partir de la quatrième année d’école. Soit six ans après le bac pour des études pourtant très sélectives. Je me suis donc investi dès que j’ai pu dans différentes associations : le Cercle des Élèves, l’annuaire des élèves (le Mulot) et le club brasseur (BnvA) que nous avons créé avec un ami. Mais c’est l’expérience de la Junior vétérinaire de l’école d’Alfort qui m’a le plus marqué. J’ai eu la chance de reprendre le flambeau un an après la création de l’association par Marion Bossy en 2013. Il restait encore énormément à faire : réunir une nouvelle équipe, gérer le fonctionnement du bureau, mettre en place des réunions hebdomadaires, obtenir un local, investir dans les premiers équipements, démarcher et fidéliser nos premiers clients, créer la gestion des missions selon les critères de la Confédéraion Nationale des Junior-entreprises, y adhérer, communiquer avec les étudiants et l’administration et surtout veiller à ce que l’association perdure. En effet le renouvellement entier ou pour moitié du bureau est le principal danger des projets étudiants. Une année sans recrutement et tout retombe à zéro. C’est aussi une force d’avoir du sang neuf et des nouvelles idées chaque année, et une sacrée opportunité pour les étudiants de pouvoir accéder rapidement à des responsabilités. Je suis aujourd’hui très heureux de voir que ProVéto continue de changer et qu’il y a chaque année des étudiants motivés pour se l’approprier. J’ai vécu ces expériences comme de véritables aventures entrepreneuriales où j’ai beaucoup appris aux cotés de mes camarades. La Junior est une chance de se frotter au plus tôt au monde professionnel et développer ses compétences de manière concrète.

Raphaëlle Pichard : Pourquoi avoir choisi d’étudier à l’ESSEC en cinquième année de formation?

Ludovic Plaisant : Avec mes expériences associatives j’ai pris gout au travail d’équipe et à la réalisation de projets sur le long terme. Je souhaite poursuivre dans cette voie et la réalisation d’un double diplôme avec l’ESSEC me permet d’acquérir rapidement des nouvelles compétences, de l’expérience et une ouverture sur des univers professionnels très différents du monde vétérinaire. De plus ce choix ne me ferme aucune porte. Je pourrai très bien revenir à la pratique vétérinaire, et cette double formation sera autant d’atouts pour développer humainement et économiquement la structure dans laquelle je travaillerai.

Raphaëlle Pichard : Aujourd’hui tu es à Singapour, qu’est-ce que tu y fais?

Ludovic Plaisant : Je suis actuellement analyste scientifique chez Vis Vires New Protein Capital. C’est un fond d’investissement pour startups basé à Singapour qui possède une très forte identité. Il concentre en effet ses investissements sur les nouvelles solutions qui répondent à un ou plusieurs de ces trois piliers: – Produire des protéines de meilleure qualité et de manière plus efficace – Renforcer le lien entre l’alimentation et la santé, notamment avec les nouveaux enjeux de sureté alimentaire et de traçabilité – Réduire les déchets et l’impact sur l’environnement de la production à la consommation des aliments Cette expérience me permet d’améliorer mon anglais, de découvrir d’autres cultures et de mieux comprendre le dynamisme économique de l’Asie. Au sein de l’équipe j’apprends la logique qui mène à la décision d’investissement, notamment en passant par l’analyse des marchés, des tendances de consommation, des contraintes économiques et réglementaires. Enfin je (re)découvre de nombreuses technologies qui trouvent des applications innovantes dans les solutions développées par les startups que nous étudions. C’est une expérience très enrichissante, et j’aimerai continuer en profitant de l’ESSEC et de mes prochaines expériences professionnelles pour développer mes compétences en finance d’entreprise.

 

Interview réalisée par Raphaëlle Pichard, présidente de ProVéto Junior Conseil

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